Les villes françaises de jeu

Les villes de France ne sont pas proportionnellement dotées de casinos et de salles de jeu. En effet, cette répartition provient du fondement même de la loi régissant le secteur des jeux de hasard dans l’Hexagone qui dit que seules les villes touristiques de plus de 500.000 habitants, les stations balnéaires, thermales et climatiques peuvent en accueillir sur leur territoire. Ainsi, il n’est pas rare de voir plusieurs communes demander ce statut de station climatique ou balnéaire pour pouvoir en ouvrir. Avec l’installation d’une salle de jeu dans une commune, les retombées économiques et fiscales ne sont pas en effet à négliger. En France, quelques grandes villes accueillant les casinos des grands groupes de jeu français se disputent ainsi la tête en matière de chiffre d’affaire dans le domaine du jeu. Enghien-les-Bains, dans le Val d’Oise, qui fait presque partie de la banlieue nord de Paris est qualifiée comme la ville où le produit brut de jeu (PBJ) annuel est le plus élevé. Presque premier site de jeu en Europe, Enghien-les-Bains a réalisé un PBJ de 135 millions d’euros en 2006 pour un total de 510.000 joueurs qui sont venus se rendre dans la ville pour jouer aux jeux de casino.

Enghien-les-Bains

Après Enghien-les-Bains, Latour-de-Salvagny qui accueille le Casino du Lyon Vert, un casino du groupe Partouche est classé comme la 2ème ville du pays où les casinos réalisent le plus de chiffre d’affaire. Cette commune du département du Rhône réalise un PBJ d’environ 67 millions d’euros annuellement. Avec elle, la ville d’Aix-en-Provence est également un grand centre de loisir en matière de casino terrestre parce que les casinos y font plus de 65 millions d’euros annuels. Amnéville, Nice-Ruhl, Deauville, Saint-Amand-les-Eaux sont également des villes où les casinos font des CA de plus de 50 millions d’euros annuels.